Un nu de Louis Picard, « art ouaté, nacré » selon la Gazette des Beaux-Arts de 1920.
Louis Picard (Paris, 1861 – 1940)
Nu au crépuscule
Vers 1900-1915
Huile sur toile
74 × 54,5 cm
Signé « Louis Picard » en bas
Œuvre en rapport : le geste de la figure reprend celui de la Femme devant une psyché, exposée au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts en 1913 et reproduite la même année dans Les Arts.
Provenance : vente publique, Toulouse, 2024.
État : toile restaurée en 2026 (nettoyage, consolidation du support, retouches, vernis).
Une jeune femme nue, vue de dos, le bras levé et la tête inclinée, surgit d'un halo bleuté dans une prairie que le soir envahit. Le geste est celui de la Femme devant une psyché de 1913 : ici, le miroir a disparu, et la figure ne se contemple plus que dans la nuit. Tout est fondu, les contours comme la lumière, jusqu'à ce que le corps semble naître de la pénombre.
Il existe deux autres oeuvres connu de l'artiste avec la même posture. Traité de manière réaliste ou la femme se regarde dans une pysché
Louis Picard (Paris, 1861-1940) se forme dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme, puis devient sociétaire de la Société nationale des Beaux-Arts, où il expose régulièrement. Le nu féminin, saisi dans la pénombre ou le contre-jour, est au cœur de son œuvre. La Gazette des Beaux-Arts louait en 1920 son « art ouaté, nacré », formule qui dit bien sa manière : contours fondus, lumière diffuse, chairs traitées en demi-teintes. Sa Femme devant une psyché, exposée au Salon de 1913, fut reproduite la même année dans Les Arts.


